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Pour aller vite, il faut prendre son temps Leçons sur la gestion de projets TI apprises sur la piste de course

Par Jonas Jasinskas
J’aime aller vite. (Qui n’aime pas ça?)
En dehors de mon travail en tant que gestionnaire de la pratique SAM chez COMPAREX Canada, je suis un coureur amateur. Peu de choses me rendent plus heureux que de monter et de piloter mon véhicule et d’améliorer ce dernier constamment afin de gagner quelques secondes au dernier tour de piste.
En fait, c’est comme les montagnes russes : il y a des hauts et des bas.
Les courses en solo contre la montre, l’apprentissage en école de pilotage et les essais libres sur circuit fermé (lapping) me procurent tous des sensations incroyables. Vous faites une course contre la montre et tentez de battre votre dernier chrono. Vous prenez part à une course contre vous-même dans le but de vous améliorer constamment.
De nos jours, les TI sont un peu comme ça. Elles cherchent constamment à améliorer la valeur ajoutée qu’elles apportent à l’organisation (alors qu’en même temps, les entreprises se font concurrence au rythme effréné du marché actuel).
Depuis que je pilote, il y a de ça maintenant sept ans, une chose est de plus en plus claire : peu importe le projet, il faut beaucoup dinvestissement et de temps de préparation et pour parvenir à la rapidité et à lagilité lorsque ça compte.
Chaque minute que vous passez sur la piste demande des heures, des journées, voire des années de travail en arrière-scène.
Pour mieux comprendre, jetons un coup d’œil à l’évolution de mon passe-temps quelque peu complexe. J’ai passé les deux premières années à monter mon véhicule avec mon père, et la troisième année à le faire fonctionner correctement. Nous ne nous occupions pas du temps, de la vitesse et des résultats; notre seul souci était que le véhicule ne brise pas.
Ensuite, nous avons commencé à le briser. Je l’ai poussé aux limites de ses capacités pour découvrir toutes ses failles. Ce processus itératif consistant à briser et à réparer les choses a créé un cycle de perfectionnement et d’amélioration continue. (Cela commence à ressembler aux TI, n’est-ce pas?)
Il existe de nombreux autres parallèles entre les projets de TI et la course automobile dont nous pouvons tirer des leçons précieuses.
  • La planification dabord et avant tout. En course automobile, la sécurité passe avant tout, mais, en fin de compte, tout est dans la planification. Il faut évaluer l’objectif que vous voulez atteindre et la meilleure façon de consacrer votre temps à sa réalisation. J’ai appris très tôt qu’un plan à court et à long terme adéquat permet d’économiser du temps et des ressources à chaque étape, du montage à la piste.
  • Les défis budgétaires sont chose courante. Cet élément est essentiel en course amateur. Vous devez trouver les fonds pour tout, que ce soit les pneus, l’essence, la location de remorque, les frais de piste ou autre. (Vous devez aussi obtenir l’« approbation de la direction », c’est-à-dire de votre partenaire de vie, comme j’ai obtenu celle de ma merveilleuse et compréhensive moitié.)
Ces contraintes budgétaires me font penser à l’état des pratiques en matière de SAM dans toute l’Amérique du Nord, où la maturité est toujours croissante. Plusieurs personnes se font demander de mettre en place des pratiques, qui permettront à long terme d’économiser et de transformer les TI, mais sans leur octroyer les fonds nécessaires.
  • Limportance de réussir dès le début. Chaque réussite compte. Il est difficile de décrire la joie que j’ai ressentie lorsque j’ai terminé de monter ma voiture, que j’ai tourné la clé et que j’ai entendu le moteur vrombir. Cette première réussite est nécessaire à tous les projets afin de démontrer leur valeur, d’assurer leur progression (et leur financement!) et de motiver les équipes et les intervenants.
    Ces réussites précoces reposent sur le même processus itératif que celui de la course automobile. Elles doivent être évaluées, analysées et raffinées. C’est exactement ce en quoi consiste la gestion d’actifs logiciels (SAM). Vous mettez en œuvre le projet, puis vous passez le reste de votre temps à modifier et à faire des réglages pour le parfaire et obtenir un meilleur rendement.
  • Limportance du partenariat. L’une des choses qui m’a le plus aidé à réaliser mes rêves de pilote de haute performance est l’appartenance à un club de course automobile. La Sport Performance Driving Association (SPDA) m’a aidé de plusieurs façons. Les membres sont passés par là avant moi, ils connaissent les raccourcis et les pièges, et ils peuvent me préparer à faire face aux problèmes auxquels je serai confronté.
Vous pouvez éviter plusieurs dépenses et difficultés supplémentaires en parlant avec ceux qui ont de l’expérience. Des partenaires peuvent aussi vous aider sur le plan financier. Comme pour toute entreprise de services internationale, la force réside dans le nombre. Nous pouvons nous regrouper pour faire l’achat de pneus, profiter d’offres spéciales et tirer profit de commandites.
Même si ce passe-temps est coûteux, une des choses que j’ai apprises est que gaspiller de l’argent sur un problème n’est pas la meilleure approche. Vous pouvez posséder la voiture la plus coûteuse sur la ligne de départ, mais si vous n’avez pas de bonnes aptitudes de pilotage, ce n’est pas la puissance du moteur ou une suspension sophistiquée qui vous aidera. Tout comme en TI, les meilleurs systèmes et logiciels ne sont pas le seul morceau du casse-tête; vous avez besoin d’experts derrière le volant pour produire un véritable impact.
Finalement, la plus grande leçon que j’ai tirée de la course touche tous les aspects de la vie. La seule façon de réussir dans quoi que ce soit est d’avoir la volonté de lutter dès le départ, et parfois même de manière embarrassante. Je ne savais pas à quel point j’étais un mauvais conducteur jusqu’à ce que j’entre en piste pour la première fois.
Dans le domaine de la gestion d’actifs logiciels et de la conformité des logiciels, plusieurs croient être des experts. Ou ils croient qu’avec eux, les clients sont entre bonnes mains. Vous ne savez pas à quel point ça va mal jusqu’au jour où un audit a lieu, comme vous ne savez pas à quel point votre voiture est prête jusqu’au jour de la course.
Jonas Jasinskas est gestionnaire de la pratique SAM chez COMPAREX Canada. Il cumule près de 15 années d’expérience en TI et en gestion d’actifs logiciels et de licences. Il aide les organisations à rationaliser leurs investissements et à gérer et surmonter les défis liés à la gestion du changement de façon plus efficace. Il habite à London, en Ontario, avec son épouse Deb et ses deux filles Olivia et Alison. Il se passionne pour la course automobile et il est entraîneur de patinage de vitesse sur courte piste.